La chronique de DCG & Associés du 18 Mai 2020 - DCG - Cabinet d'avocat à Marseille
17025
post-template-default,single,single-post,postid-17025,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,side_area_uncovered_from_content,qode_popup_menu_push_text_right,qode-theme-ver-16.8,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,wpb-js-composer js-comp-ver-5.5.2,vc_responsive
 

La chronique de DCG & Associés du 18 Mai 2020

La chronique de DCG & Associés du 18 Mai 2020

REDEMARRER SANS TOUT RECOMMENCER / REDEMARRER EN INNOVANT

CORONAVIRUS & E-SANTE : LES EVOLUTIONS

Pour les kinésithérapeutes l’arrêté du 18 Avril 2020, a autorisé pendant le confinement des consultations par télésoin, signe majeur d’évolution pour la plus « manuelle » des professions de santé.

Les orthophonistes et les sages-femmes ont pu également bénéficier pendant cette période de la téléconsultation.

Les infirmiers pendant le confinement ont pu recourir au télésoin y compris sur simple appel téléphonique quand le patient ne disposait pas des moyens techniques nécessaires à une vidéotransmission.

Les pharmaciens ont la possibilité, avec la télésanté, de mettre en œuvre de nouveaux services, tels que la téléconsultation et le télésoin. L’e-prescription est une attente forte pour la télémédecine.

Ces procédures dématérialisées ont été autorisées du fait de la crise sanitaire, y compris sur des plateformes « grand public » comme whatsapp, zoom, facetime.

Il s’agit donc de tendances de fond qui vont générer très rapidement des applications et surtout une approche nouvelle de leur exercice professionnel pour toutes ces professions. Une attention particulière devra être accordée à la responsabilité professionnelle et au respect de la confidentialité, notamment concernant le respect du RGPD.

Cette diversification des activités ouvre de nouvelles missions de santé aux professionnels et aura des conséquences sur leur développement et donc sur leur chiffre d’affaire.

 

FOCUS SUR L’OFFICINE : L’IMPACT DE LA CRISE SANITAIRE SUR LES TRANSACTIONS

Les pharmaciens d’officine ont su prouver leur efficacité dans la gestion de la crise et leur place prédominante dans les circuits de santé et l’économie du pays.

Le secteur pharmaceutique reste très attractif avec, pour conséquence inattendue en cette période, le maintien des transactions au sein d’une activité économique souvent à l’arrêt.

Pour autant il convient d’anticiper les évolutions du secteur afin de mettre en place de nouveaux outils.

 Nos pistes de travail :

  • En matière de valorisation :

Les critères traditionnellement requis (coefficients de CA et/ou multiples d’EBE) sont issus de recueils conçus sur la base des années précédentes et en fonction de critères restreints (taille de l’officine, région).

Ces bases de données sont pertinentes mais il est indispensable d’y ajouter d’autres critères : typologie, environnement concurrentiel, composition du CA, environnement médical….

Des dispositifs de calcul du prix en fonction de l’évolution du marché pourraient également être mis en place dans certaines hypothèses en cas difficulté de lisibilité.

  • En matière de financement :

Nous avons consulté les différents établissements bancaires afin de les interroger sur leur position dans ce nouveau contexte, notamment sur les modifications prévisibles des contrats de prêt (évolution de taux, de durée, ratio emprunt/apport, différés d’amortissement…).

En synthèse, si la pharmacie constitue plus que jamais un formidable outil d’investissement, de nouvelles données devront à présent être analysées afin d’anticiper l’impact de la crise sanitaire sur l’économie et d’adapter les contrats à cette situation.

 

SANTE PUBLIQUE ET FINANCE :

La distribution et la commercialisation des masques a mis en évidence les contradictions de plus en plus flagrantes entre les préoccupations commerciales et financières de la grande distribution et les enjeux de santé publique des professions de santé.

Le conseil apporté par les praticiens sur le terrain est à la base de toute politique sanitaire efficace.

Après deux mois de présence sans faille auprès des patients, partageons les contraintes et contrôles auxquels en tant que professionnels vous avez eu à faire face (DGCRF etc…).

Cette newsletter est donc l’occasion d’échanger sur ces « expériences » pour en tirer les conséquences et faire remonter l’information dans le droit fil des différents manifestes et pétitions en cours pour qu’une égalité de traitement soit réellement effective dans les faits entre tous les acteurs concernés.

Transmettez-nous vos réflexions sur :

forum@cabinetchaland.com

Nous en reparlerons dans notre prochaine chronique.

 

Pas de commentaire

Désolé, le formulaire de commentaire est fermé pour le moment.